9 janvier, 2017

KANDINSKY, LES ANNÉES PARISIENNES (1933-1944)

1936-ligne-blanche-kandinsky 1938-entassement-regle-kandinsky1935-mouvement-kandinsky1940-sans-titre-kandinskyLe Musée de Grenoble propose une rétrospective des dix dernières années de la vie de Kandinsky, à Paris, alors qu’il avait fui l’Allemagne et la montée du nazisme. Malgré ce contexte difficile, et même pendant les années de guerre, Kandinsky semble vouloir absolument garder sa totale liberté de style, sa naïveté et sa fraîcheur. Les œuvres présentées dans cette expo ne font pas écho au contexte dans lequel elles ont été produites, le seul indice des difficultés rencontrées par le peintre sont les supports de récupération qu’il utilise (bois, carton, contreplaqué), faute de toiles.

Pionnier de l’abstraction, Kandinsky s’affranchit de toutes les règles de l’époque pour s’épanouir dans un style qui lui est propre. Ainsi, dans cette expo qui ne propose pas les œuvres les plus connues mais seulement celles de la fin de la vie du peintre, on découvre un univers organique, peuplé de motifs biomorphiques, inspiré en particulier de la photographie scientifique et des premières observations au microscope électronique (Ligne Blanche, 1936 ou encore Entassement réglé, 1938), mais aussi du cosmos, avec des œuvres très colorées sur fond noir (Mouvement I, 1935).

Un mot de Mathilde, créatrice de Mademoiselle Dimanche :
“Je suis conquise par la manière de Kandinsky de remplir des formes avec des motifs, par sa méticulosité proche de l’art brut, mais aussi par ce langage pictural très précis, à la fois précurseur, enfantin et souvent ludique, comme dans cette petite aquarelle de 1940 restée sans titre, qui pourrait figurer les prémisses graphiques d’un jeu vidéo !”

• Kandinsky, les années parisiennes (1933-1944), jusqu’au 29 janvier 2017 au Musée de Grenoble